Agroforesterie en Côte d'Ivoire : MALEBI poursuit son accompagnement des associations riveraines dans le cadre du PIF 2
- ahoussidelphine
- 30 juil.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 août
Dans le cadre des activités du Projet d'Investissement Forestier phase 2 (PIF 2), l'association MALEBI et son équipe technique ont effectué une mission d'encadrement et de suivi auprès des associations riveraines des forêts classées de LAKA, MATIEMBA et FETEKRO, ainsi que dans la forêt classée d'AHUA.
L'objectif : s'assurer du bon déroulement des travaux menés par les associations ciblées dans les parcelles de reboisement, évaluer leur organisation administrative, et apporter des solutions aux difficultés rencontrées sur le terrain.












LAKA, MATIEMBA et FETEKRO : des résultats prometteurs
Le constat jusqu'ici est encourageant. Les associations évaluées ont pu obtenir des contrats avec la SODEFOR pour travailler dans les parcelles de reboisement, où elles appliquent le taungya, communément appelé agroforesterie. Cette technique, qui associe cultures vivrières et plantation d'arbres, permet aux communautés de se nourrir tout en restaurant le couvert forestier.
Les premières visites de terrain révèlent une maîtrise croissante des bonnes pratiques : préparation des sols, entretien des parcelles, et gestion du matériel reçu. Les associations bénéficiaires, composées en grande majorité de femmes et de jeunes, montrent un engagement remarquable pour la préservation de leur environnement.


AHUA : un constat contrasté
Du côté des réussites, plusieurs parcelles ont déjà été reboisées avec succès. Les plants d'arbres, vigoureux et bien implantés, poussent en parfaite harmonie avec les cultures vivrières. Une preuve que la méthode fonctionne et que les associations riveraines maîtrisent les bonnes pratiques agroforestières.
Mais des défis persistent. Malgré un sol particulièrement riche et propice à la reforestation, certaines parcelles présentent des signes d'envahissement par de hautes herbes. Cette végétation concurrente, couplée à la difficulté d'accès à certaines zones, risque de compromettre les efforts de reboisement si des actions d'entretien ne sont pas rapidement menées. Les agents du Ministère des Eaux et Forêts présents sur place ont pu constater ces difficultés et échanger avec les associations sur les mesures à prendre.
Face à ce constat, MALEBI et ses partenaires techniques ont engagé un dialogue avec les bénéficiaires pour définir des actions prioritaires : renforcement des opérations de débroussaillage, amélioration des pistes d'accès, et planification des prochaines campagnes de plantation.




MALEBI reste mobilisé
Malgré les difficultés rencontrées à AHUA, MALEBI demeure optimiste. L'association espère pouvoir doter les communautés riveraines de machines et de matériel de pointe, afin de préserver les efforts déjà fournis et d'assurer un reboisement efficace et durable. Le renouvellement régulier des missions de suivi et le renforcement des partenariats institutionnels, notamment avec le Ministère des Eaux et Forêts, sont essentiels pour garantir la pérennité des actions menées.
La détermination est là. Avec un accompagnement adapté, ces terres fertiles d'AHUA comme celles de LAKA, MATIEMBA et FETEKRO pourront redevenir ce qu'elles n'auraient jamais dû cesser d'être : de véritables poumons verts pour la Côte d'Ivoire.



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